La question n'est pas franchement nouvelle, elle revient à l'ordre du jour régulièrement lorsque les professionnels de la communication constatent la difficulté de remplir les salles de conférences de presse.
Plusieurs éléments de contexte peuvent nous aider à répondre à cette interrogation, du moins à tenter de comprendre les raisons d'une relative désaffection des journalistes aux fameuses "conférences" :
- La presse quotidienne est en pleine crise, les journalistes sont moins nombreux pour couvrir une actualité toujours plus importante, ils ont donc moins de temps !
- La facilitation des échanges via les outils emails et via les réseaux sociaux optimise les relations entre journalistes et leurs "informateurs", le métier de journaliste change et la nécessité de se rendre à une conférence de presse n'est plus indispensable
- La qualité des téléphones (portables compris) et la numérisation de la radio permettent aujourd'hui de faire des interviews par téléphone d'une grande qualité, le déplacement des journalistes radios aux « conf » n’est plus forcément nécessaires pour couvrir l’événement.
- Il faut bien avouer que nombre de conf de presse n'apportent pas une réelle valeur ajoutée, et les journalistes (parfois avec raison) ont appris à se méfier de ces conférences ou l'on apprend rien de plus que les informations relayés par un bon communiqué.
Il est évident que le retour des otages, l'annonce d'un ministre ou la candidature d'une personnalité aux élections sera toujours relayée dans une conférence de presse, donc l'exercice va perdurer comme un incontournable.
Pour le reste, la relative désaffection des journalistes aux conférences de presse obligent tous les professionnels que nous sommes à se reposer encore et encore la seule et unique question qui vaille : quelle est la valeur ajoutée de la conférence de presse ?
Sans une réponse claire et parfaitement lisible pour une grande diversité de journalistes, on ne fera que pleurnicher devant des salles à moitié pleine ou à moitié vide !
