Communiquer c'est cohabiter, dixit Dominique Woton, spécialiste des questions de communication, il évoque cette notion : la communication comme médiateur de la paix à l'occasion du salon Cap Com (Nantes 2008).

Installation d'un réseau de fibre optique au Rwanda
Il faut lire l' excellent papier de Collette Braeckman la semaine dernière dans le quotidien belge Le Soir (édition du 30 septembre) : Une autre image de l'Afrique, quelques chichés et comment s'en débarrasser.
Dans ce long papier très documenté, Colette Braeckman s'emploie à démonter méthodiquement des idées reçues sur l'Afrique et quelques beaux clichés : "Bienvenue sur le chantier de la déconstruction de quelques idées reçues" annonce t-elle.
Colette Braeckman n'épargne personne : hommes politiques, publicistes, communicateurs écrivains et journalistes sont en effet épinglés pour ne réduire leur propos sur l'Afrique qu’à quelques mots clés : violence, corruption, misère, dictatures, guerres .... L'auteur s'emploie plutôt à déconstruire avec méthode et arguments les plus belles idées reçues sur l'Afrique.
L'Afrique toute entière aurait raté le train du progrès c'est oublier un peu vite par exemple l'essor du téléphone mobile : au Congo Kinshasa, l'opérateur Vodaphone en une année a multiplié par 4 ses prévisions d'abonnés pour atteindre aujourd’hui 4 millions d'abonnés. Certains pays come le Congo Brazzaville, la Zambie, le Burundi ou le Rwanda sont en train de se doter d'un réseau de fibre optique pour améliorer leur réseau internet existant.
Sans tomber dans un excès d'obtimisme, Colette Braekaman nous propose une analyse lucide de l'Afrique avec quelques "vérités" qui dérangent et qui doivent d'urgence alimenter le débat public, par exemple elle dénonce une aide publique sous la forme de projets en chute libre, seulement 20 % de l'aide publique au développement serait effectivement transféré dans les pays en développement selon elle, une somme dérisoire comparés aux 17 milliards d'euros envoyés chaque année par les migrants africains.
Et comme pour faire écho à cette analyse critique et documentée, le dernier rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) qui vient de paraitre insiste sur les bienfaits des migrations sur le développement et propose aussi à sa manière de "bousculer les idées reçues" en la matière en rappelant par exemple que "moins de 1% des Africains ont émigrés en Europe".
Irina Bokova, après son élection à la tete le l'Unesco le 22 septembre
L’élection du nouveau directeur de l’Unesco s’est déroulée dans un contexte de polémique autour de la candidature de l’égyptien Farouk Hosni et à donné lieu à une grande agitation diplomatique. Il faut franchement se réjouir de l’élection d’Irina Bokova, la première femme à la direction de l’Unesco : quel symbole ! Lorsque l’on sait que les deux tiers des personnes illettrés dans le monde sont des filles et des jeunes femmes !
La controverse et le suspense du scrutin ont donc fait l’actualité ces derniers jours, probablement l’Unesco n’a-t-elle jamais connue une telle couverture médiatique en France, une visibilité presque à son insu. La polémique et le feuilleton d‘une élection à rebondissement nous a cependant privé de l’essentiel : un vrai débat sur l’avenir de l’organisation et sur ses missions. Derrière la façade austère et ingrate du bâtiment de la place de Fontenoy, loin des tractations diplomatiques et des calculs électoraux, se cache peut être un trésor.
Jamais dans l’histoire de l’humanité la mission qui a été confiée à l’Unesco n’aura été plus importante et vitale pour l’avenir de l’humanité et le bien être des hommes. Notre monde est en effet confronté à un nombre de menaces sans précédent : écologiques, économiques, alimentaires, sécuritaires ou sanitaires qui représentent autant de dangers et de handicaps pour améliorer la condition humaine.
Devant ces multiples défis, l’humanité a besoin plus que jamais d’un forum, d’une tribune pour repenser le monde, un lieu pour apprendre à recréer des liens entre les peuples et pour promouvoir la diversité culturelle. Un pays sans école est une nation sans avenir, il ne suffit pas de décréter plus de démocratie et plus de droits humains, mais il faut en créer les conditions sociales. « Construire la paix dans l’esprit des hommes » voila tout l’enjeu des efforts d’éducation qui doivent être menés partout dans le monde. Parce que l’ignorance est le lit de tous les extrémismes, l’édification d’une société du savoir représente le socle indispensable au développement des personnes, une condition essentielle pour le développement économique des pays et le meilleur vaccin contre la violence et la guerre.
Défendre l’éducation pour tous est une bataille qu’il faut mener au plan mondial. Comment pouvons encore accepter que 125 millions d’enfants n’aillent pas l’école, et que plus d’un milliard d’adultes soient illettrés ? Qui d’autres que l’Unesco pourrait mener ce plaidoyer mondial ?
Pourtant l’Unesco n’a pas les moyens de ses ambitions. L’institution manque en effet sérieusement de ressources : doté d’un budget régulier d’environ 300 millions d’euros par an, cela ne représente que 10 % du budget de notre Ministère de la Culture !
De plus l’Unesco souffre aujourd’hui d’un paradoxe : celui d’être sans doute l’institution onusienne dont la présence dans les médias français est la plus discrète. Mal connue et incomprise l’Unesco doit sans doute se réformer, mais elle doit d’urgence déployer une politique de communication audacieuse et claire. L’organisation dont l’une des missions est aussi de favoriser la liberté d’expression et la communication se doit d’être exemplaire dans ce domaine.
La conquête de nouvelles sources de financements ne sera possible que par une reconquête des opinions publiques. La politique de communication publique de l’Unesco doit constituer à présent un élément stratégique de sa nouvelle vision : Il faut recréer du lien, donner à voir et à comprendre, partager tant d’histoires sur la diversité culturelle, l’éducation, les sciences, le patrimoine … Ce trésor à partager est un miroir exceptionnel sur le monde, un plaidoyer pour les générations futures.
Une nouvelle vision pour l’Unesco est à présent vitale pour elle-même et pour l’amélioration de la condition humaine.
la salle de rédaction de Libération
Je n'avais pas été convaincu par la dernière nouvelle formule de Libé le 15 octobre 2007 (voir ma note ), mais je dois dire que le nouveau Libération de ce 7 septembre 2009 est assez intéressant et alléchant.
Libé ne s'est pas contenté de changer la maquette qui s'est encore aérée : nouvelle charte couleurs, nouvelle typo : on a parfois l'impression d'avoir un news magazine et la présentation est ludique et très agréable avec notamment des petits papiers un peu plus gros que la brève et que libé appelle les expresso !
Libé réinvente bel et bien le journal avec des nouveaux cahiers, des nouveaux rendez-vous et un decryptage approfondi de certaines informations.
Pour ce premier nouveau Libé j'ai aimé pour ma part :
Le grand retour des pages terre sur deux pages (enfin !) avec une belle interwiew de Nicolas Hulot , il faut espérer que les deux pages soient au rendez vous quotidiennement à l'instar de la page "planète" du monde. L' édiotrial de Daniel Scheidemann "médiatiques" où il dénonce avec un certain courage l'excès des papiers politiques dans la presse et la sous exposition d'autres sujets.
Libération a gardé l'essentiel : son style, je n'ai qu'un seul petit regret pour ce premier numéro : il semblerait que la politique de titrage ait perdue un peu de sa superbe, celle ci a pourtant fait l'identité et le succès de libération pendant des années @ suivre !
Photo : Massimo Berruti, Agence Vu, source : lemondelaphoto.com
" Tant qu’on gardera les yeux ouverts, il restera toujours des endroits à découvrir " pourrait on ainsi résumer les enjeux du photo journalisme et son incontrounable festival "VISA POUR L'IMAGE" qui se déroule à Perpignan jusqu'au 13 septembre. Une occasion de découvrir des photographes comme Massimo Berrutti dont les photos sont des véritables icones humanistes et dont tout commentaire additionel ne serait que superflu.
L'un des premiers enfants contaminé par la grippe A à Toulouse le 15 juin dernier et dejà très médiatisé (Photo Maxppp)
C'est bien un double tabou qui vient d'être levé en plein coeur de l'été : les points de vue se multiplient et commencent à se faire entendre pour affirmer que décidément trop c'est trop , on en fait trop sur la grippe A !Au point que Libération faisait sa une hier sur le sida en affirmant que l'emballement médiatique attendu à la rentrée avec la progression de l'épidémie de grippe A allait faire du tord à une autre pandémie, sans commune mesure : celle du sida.
Deuxième tabou levé : où le « politiquement correct » veut que l'on oppose pas les pandémies entre elles pourtant ce matin le Pr Gentilini n'a pas hésité à comparer la grippe A au feuilleton de l'été : fatiguant et indécent vis à vis de pandémies mondiales extraordinairement plus inquiétantes et importantes.
Les médias et les opinions publiques ont un rôle essentiel à jouer pour ne pas tomber dans une psychose de la grippe A totalement infondée, psychose qui ferait détourner nos regards et les fonds des gouvernements au bénéfice de la lutte contre les grandes pandémies mondiales comme le sida. Il faut dire que la crise économique a déjà eu pour conséquence des financements en retrait et un silence scandaleux des membres du G8 ou le mot de "sida" n'a visiblement pas été prononcé et les engagements des états passés aux oubliettes (voir libération du 2107)
Les médias prennent un risque majeur : ne plus être audibles du tout sur le sujet et lasser tout le monde si à chaque cas déclaré de grippe nous avons droit à la une des journaux et des reportages télévisés. L'emballement médiatique a visiblement bien commencé et l'on peut craindre le pire quand les cas vont se multiplier et quand va débuter la campagne de vaccination.
Il faut à mon sens établir une charte de bonne conduite entre les médias et le ministère de la santé (qui doit aussi probablement mesurer sa communication sur le sujet) pour qu'une information publique responsable et efficace soit délivrée pour permettre à chacun d'être informé sans psychodrame.
Le moment parait effectivement assez opportun de rappeler que la situation sanitaire de la grippe A en France est très insignifiante et de la mettre en perspective avec des pandémies comme le sida ou le paludisme qui tue à lui seul plus d'un million de personnes chaque année dans le monde. Il semble que certains médias comme Libération et France inter l'ait compris, puissent ils être suivis par le plus grand nombre ...
Interview du Pr Gentilini
France inter (22/07)
"Le sida eclipsé par la crise et la grippe A"
Libération (21/07)
Kofi Annan et Michel Camdessus lors de la présentation du dernier rapport de l'Africa Progress Panel
Un papier a vraiment retenu mon attention dans ma revue de presse matinale, un éditorial publié ce matin dans Libération de Kofi Annan, Michel Camdessus et Graça Marchel (tous membres de l'Africa Progress panel). Un papier sur l'Afrique dont l'angle et les propos prennent sévèrement à contre pied les lieux communs sur l'Afrique.
Brillante analyse qui nous explique que si les crises climatiques et économiques trouvent leurs origines à l'extérieur du continent, L'Afrique en subit les conséquences mais pourrait aussi être porteur de solutions contre la crise.
L'Afrique est hélas trop souvent réduite à des mots clefs réducteurs "pandémie, corruption, sida, faim», Les auteurs rappellent que l'Afrique est aussi un champ de possibilité inexploité : 800 millions d'hectares de terres cultivables n'attendent que d'être cultivés, un potentiel pour une vrai révolution verte et pour combattre la faim. Parmi d'autres "bonnes nouvelles" il faut rappeler que les élections libres se multiplient sur le continent ou que l'énergie solaire dispose d'un potentiel de développement énorme. L'idée majeur de ce point de vue repose sur l’idée que les problèmes du continent peuvent être l'occasion de grands changements, il faut pour se cela augmenter l'aide au développement et la coopération avec l'Afrique mais le paradoxe c'est que l'on assiste à une diminution des flux financiers vers l'Afrique.
Or, Kofi Annan le rappelle sans cesse le monde des affaires a aussi sont rôle à jouer dans le développement de l’Afrique avec des opportunités de business immenses, car l'Afrique c'est aussi un gigantesque marché qui ne demande qu'à se développer.
Laurence Haim avec le Président Obama -
(Photo Canal+ Blog "A la maison blanche")
L'info fait le buzz ce matin: Canal + et sa filiale I télévision ont décroché la lune : La première interview pour une télévision française du Président Obama ! Ce tout de force a été réalisé par Laurence Haim qui a selon ses propres mots a "harcelé" pendant des semaines Robert Gibbs, le porte parole de Barak Obama. Et puis Obama s'est souvenu de Laurence Haim qui a couvert toute la campagne électorale en étant parfois la seule française à couvrir certain de ses meetings. Force et persévérance ont donc porté leur fruits. Un résultat qui a aussi un prix car Canal+ s'est offert le luxe d'avoir un correspondant permanent aux Etats Unis, et cela représenterait un cout de 200.000 € par an selon le site web du point.
Au delà du "scoop", cette interview révèle deux choses importantes pour Canal et sa chaine d’info : un positionnement à l'international de plus en plus performant.Il faut notamment regarder l'excellente émission "un jour dans le monde" de Patricia Loison sur I tv qui reçoit chaque jour un invité pour commenter l'actu internationale. I Tv avec ce beau coup se positionne comme leader dans les chaines d'infos (face a LCI, BFM ...) et devient présent un concurent direct et serieux des grandes chaines d'informations internationales et nationales. La force et la réactivité d'un correspondant permanent à l'étranger est incomparable dans la qualité de traitement de l'information. J'ai suivi la campagne d'Obama sur I TV et c'est vrai que canal/Itv avait une longueur d'avance avec Laurence Haim qui a suivi sans relache tous les meetings d'Obama !
Il faut juste espérer à présent que ce beau coup stimule les autres chaines à se positionner encore plus sur l’information internationale en y mettant de vrais moyens humains.
- Extraits de l'interview sur le blog de Laurence de Haim
- Laurence Haim sur Canal+ revient sur les coulisses de l'interview (Après la pub)
Photo : Yesterday news / Flickr.
Les nouvelles de la presse écrite sont mauvaises, la presse quotidienne va mal et la chute des ventes impose de revoir les modèles économiques et oblige à un débat salutaire sur les formats et le contenu. Mais je suis assez agacé de lire et d’entendre à longueur de journée la mort imminente et définitive de la presse papier et l'avènement inéluctable des médias internet, comme si la mort définitive de la presse papier conditionnait le succès de ces nouveaux médias, et je pense qu'il n'en est rien ! Non, il ne faut décidémment pas enterrer trop vite la presse écrite, et je ne crois pas du tout que l'on soit à la veille de la mort annoncé de la presse papier. Croyez vous vraiment que les livres papier vont laisser des demain leur place au livre électronique ? Je parle du livre, car la presse papier a paradoxalement encore un avenir car le support reste formidable. Beaucoup d'enquête ont été faites sur les motivations des lecteurs a continuer d'acheter de la presse papier et l'objet « journal » reste encore l'un argument important. Et si le format et le support était moins en cause que le contenu ? La crise de la presse serait elle salutaire ? (voir ma note du 29 octobre 2008), sans doute car je crois beaucoup en l'avenir de projet comme celui de la superbe revue XXI (voir note de mai 2008 ) . Un projet qui a innové dans le format et dans un choix éditorial audacieux centrés sur des enquêtes, des reportages au long court, des styles qui nous embarque, certains papiers sont des romans : un vrai succès de journalisme littérature à mon sens ou même la bande dessinée s'y est invité. La bulle du « tout gratuit » va t-elle bientôt exploser ? L’erreur majeur a été de penser que les contenus d'information gratuits pouvaient se financer que par la seule publicité et avec la crise économique, le secteur de la pub est touché de plein fouet et les principales recettes pour ces contenus gratuit deviennent insuffisantes, le pari des sites d'information sur internet n'est donc pas encore gagné. Mais le problème est entier pour la presse quotidienne traditionnelle payante qui doit faire face à la double concurrence de la presse gratuite et celles des nouveaux médias d’information sur le web (Mediapart, rue89, Slate ...). Les quotidiens de la presse écrite pour retrouver des lecteurs doivent innover à tous les étages : dans le style, dans le format et dans les choix éditoriaux. Je me souviens par exemple d'une initiative singulière de Libération en novembre 2008, tous les papiers de cette édition spéciale étaient écrits par des philosophes : une initiative encourageante à méditer car changer le regard sur l'actualité rafraichit l'esprit, chatouilles nos habitudes de lecture et renouvelle l'écriture journalistique .
La croix rouge fête ses 150 ans cette année et il faut rappeler que le mouvement de la Croix rouge c'est tout simplement la plus grande organisation humanitaire au monde . Au niveau international, la croix rouge est le "pompier de service" qui intervient en première ligne lorsque se produit un désastre humanitaire de toute nature. Mais la Croix rouge c'est aussi une action humanitaire durable et je trouve que c’est là que se trouve le trésor communicatif non exploité : des millions de volontaires et de professionnels qui agissent au quotidien partout dans le monde. Ce gigantesque réseau de volontaires et de praticiens constituent à mon avis une énorme valeur ajoutée dans le domaine de l'information publique.
Je m'explique : dans le contexte de l'information sanitaire au niveau mondial, l'OMS joue un rôle de régulateur et de conseil auprès des gouvernements mais ce n'est pas un opérateur, son personnel n'a pas pour rôle d'intervenir auprès des personnes sur le terrain. Les journalistes pour expliquer les crises sanitaires ou certains aspects de santé publique ont précisément besoin de montrer, de donner à voir et à comprendre, de faire témoigner des acteurs sur le terrain. Or la croix rouge dispose d'un vaste réseau et son travail est parfaitement complémentaire pour mobiliser les opinions publiques, car elle dispose d'une force de témoignage incomparable. Or je suis assez bien placé pour affirmer que dans les débats de santé publique et dans les crises sanitaires mondiales la visibilité de la Croix rouge n'est pas à la hauteur de son travail et de son rôle.
La dimension internationale vient donc completer à merveille le puzzle informationnel des enjeux de santé au niveau mondial : crise globale (OMS), réponses locales (Croix rouge)
Il faut à présent faire le vœu que cet anniversaire soit l'occasion pour l'organisation d'inscrire aussi son identité dans un contexte mondial, cela serait sans doute un gage de crédibilité locale et peut être aussi l'une des conditions nécessaires pour remobiliser les opinions publiques, renouveller son image et ... ses donateurs ?
L'idée n'est pas nouvelle : prendre à contre pied l'actualité quotidienne porteuse de "mauvaises nouvelles" et qui aurait tendance à n'insister que sur les points négatifs de l'actualité.
Vieux débat, oui les journalistes ne parlent pas des trains qui arrivent à l'heure et tomber dans l'excès inverse produit souvent un résultat un peu "fleur bleue" et franchement décalé . Mais pourquoi donc ce débat revient il d'actualité ? la crise est passé par là et les journalistes seraient à présent responsables aussi de notre baisse de moral avec toutes ces mauvaises nouvelles .
Restons sérieux, un instant, ne fallait il pas évoquer le récent tremblement de terre en Italie sous prétexte qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle ? Évidemment non. Mais en période de crise ici et la fleurissent des initiatives pour rééquilibrer et proposer des infos plus ouvertes sur les initiatives. Aux Etats unis, une ancienne journaliste propose un portail de bonnes nouvelles "good news network" , comme s'il était vital de temps en temps de faire le plein de bonnes nouvelles, son site web a enregistré les plus grandes fréquentations le lendemain du 11 septembre et au moment du dernier krach boursier.
En France, il faut saluer une belle initiative "Reporter d'espoirs" qui propose de mettre l'accent sur les initiatives avec une agence de presse dédiée et porteur de solutions, plutôt que "bonnes nouvelles, il s'agit plutôt de rééquilibrer l'information aussi vers les solutions et les initiatives.
L'Afrique est un exemple assez cinglant et le contenu des journaux télévisés en France est éloquent et l'Afrique n’y est évoqué que pour y parler corruption, pandémies ou désastre humanitaire. Il y a quelques années le département des l'information publique de l'ONU avait aussi tenté (assez maladroitement) de participer au débat avec un programme intitulé "10 sujets dont le monde devrait entendre parler davantage" .Une initiative qui n’a pas été reconduite, victime sans doute d’un succès improbable…
S'intéresser aussi a la moitié du verre qui est plein, voila donc le défi permanent et les objectifs du millénaire pour le développement ne seront pas atteints si l'on développe pas une information plurielle sur le sujet. Les Nations Unies disposent d'un incroyable potentiel d'information et d'une multitude d'expériences à partager : porter l'espoir, partager les progrès et les avancées avec les donateurs et les citoyens n'est-ce pas tout simplement essentiel ?
Le forum mondial de l’eau d’Istanbul vient de s’achever, cet événement réunit les acteurs de l’eau tous les trois ans, il est devenu le rendez vous incontournable de la communauté de l’eau. Les medias ont fait le job, ils ont relayés les messages sur l’urgence de la situation, ils ont saisis l’opportunité de ce type d’événement pour commenter, analyser et réfléchir sur l’une des questions les plus brûlantes de notre temps. Mais on a plié le banc et les enquêtes, dossiers spéciaux et autres reportages ont déjà été classés dans les archives.
Je voudrai donc à présent poser une question simple : faudra t-il attendre le prochain forum en 2012 pour reparler de l’eau ? Peut on mobiliser les médias, les opinions publiques, les politiques, les décideurs, les bailleurs de fond avec un temps médiatique qui ne revient que tous les 3 ans ? C’est tout simplement impensable et les médias ont besoin aussi souvent que possible de rendez vous, d’opportunités et d’informations à forte valeur ajoutée.
Nous pouvons continuer de dénoncer que l’aide publique au développement ne consacre que 5 % de ses ressources à l’eau, mais la relation de cause à effet est pourtant assez simple : un déficit de plaidoyer et de communication publique a notamment pour effet une absence de moyens financiers à la hauteur des besoins.
L’eau souffre peut être d’une abondance d’acteurs, on peut en effet dénombrer une multitude de partenariats, d’institutions, de secrétariats internationaux et je n’ai pas la compétence pour affirmer qu’ils sont trop nombreux, mais il faut constater que leur multiplication ne semble pas profiter à une présence médiatique durable des questions de l’eau.
Vu la complexité du sujet et la dimension multifactorielle de l’eau, chaque institution a probablement une certaine légitimité mais il est temps à présent que l’une d’elle prenne un certain leadership pour porter fortement et durablement les messages de l’eau. Les Nations Unies se sont pour l’heure contentées de regrouper les vingt six agences concernées par l’eau au sein d’un espace informel « UN water » qui publie tous les trois ans un rapport complet sur l’eau. Faudra t-il donc attendre encore 2012 pour avoir des données précises sur l’évolution de la situation mondiale ?
« Il faut plus d’argent pour l’eau » ce message est martelé tous les trois ans et j’ai un peu le sentiment amer que personne (ou tout le monde), faute d’un mandat clair sur le sujet ne prend véritablement à son compte la responsabilité de mobiliser les ressources.
Cette crise de gouvernance explique en partie ce défaut de communication et pose la question de la création d’un fonds mondial pour l’eau qui pourrait financer des projets d’infrastructures sur le long terme. Peut être, comme le fait le fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui n’aurait jamais vu le jour si l'on s’était contenté de communiquer et de mobiliser les opinions publiques au rythme des conférences biannuelles.
Si l’argent est le nerf de la guerre, son bras armé est le plaidoyer et l’information publique sur le long terme. Dans ce domaine j’ai le sentiment d’une bataille en ordre dispersé. Ce serait un leurre de penser que l’on pourra relever un défi si important sans les opinions publiques. Il est temps de créer une diplomatie publique de l’eau, il est temps que l’ONU organise plus efficacement son information publique sur le sujet.
Affirmer qu’une crise de l’eau menace est certes un message audible, mais si l’eau veut gagner en notoriété et en visibilité sur la durée il faut mener une stratégie de communication sur le long terme.
Il faut emmener les décideurs et les medias sur le terrain, multiplier les débats public, produire et proposer une information anglée, multiplier les enquêtes, donner la parole aux acteurs locaux sur le terrain, vulgariser les messages auprès des jeunes... De l’audace ! Il y a beaucoup d’histoires intéressantes à raconter sur l’eau et ses enjeux, autant de portraits d’hommes et de femmes qui se battent au quotidien, Eric Orsenna l’a fait récemment avec beaucoup de talents dans son livre enquête « l ‘avenir de l’eau » et il y a tant d’autres voies à explorer.
Si l’eau représente une menace et un vrai danger pour l’humanité toute entière, rarement une question internationale n’aura été autant le vecteur commun des peuples et des cultures. Nous avons une opportunité historique à saisir car les messages de l’eau peuvent être entendus et compris par tous, il est tard, mais il faut saisir cette chance, maintenant.
Investiture du Président Obama, le 20 janvier 2009, un événement émotionnel considérable.
Et si la politique mondiale n’était pas réservée aux seuls diplomates ?
Dominique Moïsi nous offre dans son dernier ouvrage "La géopolique de l'émotion" une lecture et une approche des grandes questions géopolitiques par un cheminement original et inhabituel : celui de l’Emotion, une invitation à "déchiffrer" le monde et ses crises autrement.
Dominique Moïsi nous propose trois grilles de lecture : l’espoir, l’humiliation et la peur, ces émotions représentent l’imaginaire des peuples qui façonnent l’histoire, la politique et les relations avec le monde.
La mondialisation des échanges chaque jour nous rappelle que la multiplicité des points de vue et que notre regard sur les événements est bien évidemment culturel et identitaire. Par exemple, le seul conflit au Proche orient témoigne de tant de souffrances d’humiliations et donc d’incompréhensions, qu'il n' est pas possible de comprendre et analyser ce qui se passe dans la région sans prendre en compte tous ces aspects émotionnels.
Si j'ai trouvé assez interessant l’analyse du comportement collectif et donc « émotif » , j’ai été moins réceptif aux scenarios imaginés pour 2025, l’auteur reconnaissant lui-même ne pas être convaincu par la radicalité des thèses proposées et les considérant comme "peu probable".
Enfin, j'aurai aimé que Dominique Moisi nous propose en guise de conculsion des passerelles entre cette approche émotive et l’approche diplomatique traditionnelle, celle des états. Le grand absent du livre (et qui aurait sans doute pu faire ce lien intéressant) c’est l’opinion publique et les médias qui, partout dans le monde, jouent à la fois le rôle de "miroir émotif" des peuples et représentent un outil indispensable pour les états .
"Tenter de se faire comprendre par le reste du monde": voila un enjeu qui est tout simplement essentiel pour toutes les diplomaties, outre atlantique nos amis américains appelle cela : la diplomatie publique (voir ma note sur le sujetd'avril 2008).
La Géopolitique de l’émotion, Dominique Moïsi, Flammarion, 265 pages
Je viens d’apprendre le décès de René Guyonnet, journaliste à Jeune Afrique. Je le savais malade mais la nouvelle de sa disparition a été un choc pour moi. On a du se parler une bonne centaine de fois et au fil des années il était devenu "mon" contact privilégié à Jeune Afrique, toujours à l'écoute des sujets de santé publique pour lesquelles nous échangions avec franchise. J'ai vraiment apprécié la rigueur de ce journaliste hors pair et sa disponibilité permanente. Je sais que malgré sa grande modestie René défendait sans relâche les dossiers de santé publique que je lui présentais auprès de la rédaction et lorsque la rédaction ne pouvait donner suite, il lui arrivait régulièrement de me rappeler pour s'en excuser. René était plus qu'un allié il était devenu au fil des années un interlocuteur de choix qui m'a fait aimé mon métier de "passeur de nouvelles". Adieu René.
Chapeau Bas à France inter qui a réalisé ce matin une véritable matinale diplomatique avec une variété de sujets et d'interviews qui ont reliés des faits d'actualité présents et avenirs dans une approche horizontale passionnante afin d'éclairer les enjeux diplomatiques du Proche - Orient.
Nicolas Demorand a recu ce matin le brillantissime Antoine Sfeir, Directeur des cahiers de l'Orient qui est revenu sur l'actualité Iranienne et Israélienne du jour qui s'inscrit dans un triangle Washington/Téhéran/Jérusalem . En effet, le possible début d'ouverture des autorités Iraniennes notamment vers les Etats Unis (Le Président iranien ayant déclaré hier qu'il était prêt à des discussions avec Washington) s’est télescopé dans l'actualité avec le résultat des élections israéliennes. Des résultats dont les alliances politiques et la possible reprise d'un dialogue avec les palestiniens vont forcément peser sur l'avenir de la région. Il est revenu aussi avec une brillante clairvoyance sur les nouvelles relations de la France avec l'Iran et sur l'absence diplomatique de l'Europe dans la région.
Un peu plus tôt Bernard Guetta dans sa chronique Bernard Guetta a marqué les événements de cette journée et expliqué que la situation au proche orient devenait plus "complexe et paradoxale que jamais ". La main tendue par Barak Obama à l'Iran n'y est pas étrangère et une ouverture possible de l'Iran pourrait bouleverser totalement la région. Par ailleurs, les résultats des élections israéliennes risquent de rendre Israël ingouvernable sinon de paralyser le pays pendant de nombreux mois et le paradoxe est que la clef de la région pourrait bien se trouver à présent à Téhéran. Guetta va plus loin ce matin dans sa chronique de Liberation en évoquant un "monde qui se redessine" et en revenant sur l'élection d'Obama qui a bouleversé la donne diplomatique y compris au Proche Orient.
Antoise Sfeir semblait moins convaincu sur ce sujet en indiquant que "l'on fait porter trop de choses sur les épaules du Président Obama, on s'attend à ce qu'il marche sur l'eau, s'il y a un changement profond dans la forme, le Proche-Orient ne sera sans doute pas sa priorité diplomatique, les priorités américaines seront sans doute concentrées d'abord vers l'Afghanistan, le Pakistan et son conflit avec l'Inde et l'Irak "
La suite de ce feuilleton diplomatique va se poursuivre en juin et selon A. Sfeir " le mois de juin sera de tous les dangers ou de tous les espoirs". Juin verra des élections en Iran et au Liban et dont les résultats vont bien évidemment peser lourdement sur l'avenir de la région. @ suivre donc !
A lire : "Orient, occident, le choc ?" d'Antoine Sfeir et Christian Chesnot (Calmann-Lévy)
Je viens de terminer la lecture de cet ouvrage intéressant. L'éditeur a en effet donné carte blanche à huit écrivains pour que chacun d'entre eux illustre l'un des objectifs du millénaire, la seule contrainte : écrire une nouvelle.
Si l'idée est vraiment intéressante, le résultat est un peu décevant et confus car les propos eurent mérité d'être un peu plus cadrés dans un cahier des charges éditorial plus strict. Cette grande liberté nous offre certes des textes émouvants, parfois très durs, parfois assez drôles et cocasses. J'ai pour ma part adoré le dernier celui d'Alain Mabanckou où il relate la difficile expérience d'un conférencier des Nations Unies au Congo qui est violement interpellé par des participants. Une nouvelle qui illustre parfaitement la dimension assez virtuelle des propos sur la mondialisation et des partenariats mondiaux, le choc entre le global et le local est assez cinglant et drôle.
Oui plus que jamais il faut relire et inventer des façons d'illustrer les objectifs du millénaire et raconter la vie d'une grande partie de l'humanité. Pour être crédible, Il faut enfin insister sur le fait qu'une très large partie des populations des régions en développement sont la plus part du temps confrontées à toutes ces questions en même temps et que "notre" découpage thématique n'est que virtuel pour mieux parler des réponses possibles.
Les Nations Unies ont bien été obligées de s'organiser par pôle de compétence afin d'apporter des réponses techniques adaptées, ce sont bien souvent hélas les mêmes personnes qui ont des problèmes d'accès à l'eau, font face à une nutrition insuffisante, souffrent des pandémies (sida, paludisme, tuberculose) avec des problèmes d'accès à l'éducation dans des économies fragiles.
Il faut à présent essayer de faire partager la vie des populations concernées dans leur globalité, c'est à dire raconter le quotidien des familles, car c'est sans doute la clef pour une meilleure compréhension du développement par le plus grand nombre.
Jacques Brel "Souhaits aux aventuriers de la vie"
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Ruban rouge humain sur le parvis de Beaubourg à Paris (2006)
20 ans, la journée mondiale contre le sida à 20 ans ! 20 années de campagnes internationales pour mobiliser les opinions, mais autant le dire sans détour: depuis quelques années le sida est moins présents dans les médias. Je travaille sur ces questions depuis près de 15 ans et je suis triste de dire aujourd'hui que l'on assiste à un véritable essouflement . Pourquoi ? les sujets ont t-ils été tous épuisés ? les rédactions ont elles finis par se lasser des memes messages, sans doute tout cela un peu à la fois ! Peter Piot le patron de l'ONUSIDA a eu le grand mérite en créant onusida en 1995 de "démédicalisé" le VIH/SIDA. Le monde a alors découvert les multiples enjeux d'une pandémie complexe et son caractère multifactoriel : les droits des malades, les impacts sur la pauvreté, l'éducation, la discrimination, la libéralisation des brevets pour vendre des médicaments moins chers, les systèmes de santé ...
Je me souviens d'une discussion avec Peter Piot en 1999 où il pensait réellement que l'épdiémie était en train d'atteindre un plateau et que compte tenu du nombre très important des personnes déjà infectées, le sida allait de fait ralentir par un effet meccanique et que de fait les chiffres de nouvelles contaminations allait se stabiliser, hélas l'avenir allait lui donner tort en démentant toutes les projections sérieuses.
Depuis pourtant d'immenses progrès ont été réalisés, des financements massifs ont été débloqués et les médicaments sont de plus en plus disponibles dans les pays en développement, mais cela reste très insuffisant, des espoirs naissent et certains pays font des progrès spectaculaires. Mais du point de vue des médias, il ya une certaine "concurence" dans le domaine sanitaire mondial et les regards se tournent vers des pandémies oubliés pendant trop longtemps : tuberculose, paludisme, maladies négligées ... "Il faut parler de tout et toutes ces questions méritent d'etre partagés avec les opinions publiques", mais ce vieil adage atteint vite ses limites quand les pages des journaux sont comptés et les temps d'antenne radio TV limités pour traiter toute l'actualité: alors le sida doit refaire l'actualité !
Il faut un sursaut, il faut réflechir comment remobiliser les opinions publiques, réveiller les consciences sinon le risque est majeur que les gouvernements, le secteur privé, les communautés et tousles acteurs se détournent ou se lassent et qu'au final que les financements se tassent, puis se réduisent (alors qu'ils sont encore insuffisants !) et que la pandémie ne reparte de plus belle. Ce danger immense impose un devoir d'information exceptionnel pour reprendre la main . Il faut aussi avoir le courage de dire que Oui nous nous sommes parfois égarés et que peut etre les financements disponibles n'ont peut etre pas été utlisés comme il se doit , la création du Fonds Mondial a sans aucun doute limité une déperdition de moyens et comme le dit si bien nos amis anglo-saxons il faut maintenant "Make the money works" .
Plus de 30 millions de personnes vivent avec le VIH/SIDA, chaque jour ce sont plus de 5.000 personnes qui sont nouvellement contaminées : réveillons nous !
Affiche de la campagne WASH, hélas inéxistante en France !
L'avenir de l'eau, tel est le titre du dernier bouquin d'Erik Orsenna et que je viens de dévorer. La question de l'eau reviendrait elle enfin au devant de l'actualité ? j'en doute, meme si le formidable bouquin d'Orsenna repositionne intelligemment le débat . Je m'efforce d'oublier le documentaire diffusé sur Arte hier que j'ai trouvé très imprécis, des propos contradcitoires et avec pour seuls acteurs : les altermondialistes (les gentils qui defendent les pauvres) et le méchant secteur privé qui veut faire main basse sur l'eau dans le monde. Des propos assez simplistes lorsque l'on sait que le secteur privé ne fourni de l'eau à pas plus de 7% des habitants de la planete et que depuis les années 1990 les investissements privés dans le domaine de l'eau régressent !
Mais revenons à la dernière livraison d' Erik orsena qui a fait la couverture de Challenges avec un dossier très complet il y a quelques semaines . Un ouvrage pas comme les autres: un style qui navigue entre l'enquete , l'essai, le roman et le monologue autour d'un concept simple. Orsenna candide a donc parcouru le monde et enqueté pendant deux ans. Le résultat est édifiant et extaordinairement bien documenté, un regard neuf sur une question complexe le tout dans un style léger et d'une grande humilité où ses doutes et ses questionnements sont exprimé avec clarté et simplicité.
Si loin, si proche : reprenons un adage qui m'est cher : questions globales, réponses locales, Erik orsenna nous fait rencontrer des scientifiques, des paysans, des miltants, des responsables locaux et je retiendrai personnelement deux points qui m'ont particulierement frappés de ce vaste débat :
Orsenna réussi une synthèse très claire de ses observations mais je regrette un peu qu'il n'insiste pas plus sur les aspects mondiaux, en terme de leadership et de financement : moins de 5 % de l'aide publique au développement mondiale est consacrée à l'eau ce qui est un véritable scandale et une abération absolue. Seuls les opinions publiques mobilisés (et donc bien informés) pourront faire changer la donne et faire pression au niveaux des pays donateurs. Et c'est donc peu dire que l'ONU dans ce domaine est peu organisée et peu audible (24 agences onusiennes concernés par l'eau ...) . Il faut Monsieur Ban Ki Moon définir une politique d'information publique de l'ONU sur l'eau, d'urgence !
L'avenir de l'eau, petit prévis de mondialisation II, Erik Orsenna, Fayard, 411 pages, 22 €
A consutler aussi le Blog d 'Erik Orsenna à propos et suite à son livre.